Les Forges de Niaux
Cette série de portraits est tirée de l'ouvrage "Entreprendre dans le Sud". Ce livre témoigne de la créativité et de la détermination de ces acteurs locaux, qui concilient performance économique et respect de l'environnement. L'édition 2025 intitulée « Agir pour l'eau» met à l'honneur des clients qui répondent aux enjeux liés à l'eau avec une volonté de transformation et d'innovation. Dans une dynamique d'action, le Groupe Banque Populaire du Sud s'engage à accompagner ces initiatives, en tant que financeurs et investisseurs, tout en jouant un rôle de catalyseurs et de promoteurs de la sensibilisation à l'eau.
Les Forges de Niaux est une entreprise créée en 1881 par Laurent Pinéda. L'activité principale de la société : Fabrication de disques en acier destinés au travail du sol pour le machinisme agricole.
Robotisation et collecte des eaux pluviales pour l’acteur mondial du machinisme agricole
Les Forges de Niaux, acteur de taille mondiale, se distingue par son savoir-faire unique dans la fabrication de disques en acier pour machines et semoirs agricoles. Fondée en 1881, cette entreprise emblématique de Pamiers, dans l’Ariège, évolue sur un marché concurrentiel international tout en préservant sa riche tradition de forge. Et depuis le début de l’année 2024, c’est au cœur de la dynamique zone économique de Gabriélat qu’elles jouent leur avenir. « 15 millions d’euros investis dans une nouvelle usine dont la robotisation, élément central du procédé industriel, met en œuvre des pratiques responsables pour gérer notre consommation en eau », assure Laurent Pinéda, Directeur Général des Forges de Niaux. Aujourd’hui, l’entreprise est un fournisseur clé pour des géants de l’agroéquipement comme John Deere, Kubota ou Horsch, illustrant parfaitement la transformation d’une société régionale en acteur européen et mondial, aux engagements éthiques affirmés.
« Et au milieu coule une rivière » : est-ce dans la vallée du Vicdessos que tout aurait commencé ?
Peu d’entreprises dans le secteur du machinisme agricole peuvent revendiquer une histoire aussi ancienne que celle des Forges de Niaux. Tout a débuté avec une ordonnance royale du 18 avril 1838 qui accordait au seigneur de Niaux « un deuxième feu » pour répondre à la demande croissante en fer dépassant les capacités de son installation existante. Ce site industriel chargé d’histoire est situé dans une région bénéficiant d’une combinaison favorable de ressources naturelles : des forêts fournissant du combustible en abondance, la force motrice de la rivière Vicdessos, des minerais de fer extraits des montagnes surplombant la vallée, à peine 10 kilomètres en amont, sans oublier une solide tradition de savoir-faire métallurgique. « C’est une entreprise plusieurs fois centenaire où sept générations d’une même famille se sont succédées, toujours avec un engagement fort envers la qualité », souligne Laurent, qui perpétue cette tradition. Nommé directeur général en 2009, il devient actionnaire à hauteur de 15 % en 2012, aux côtés de l’industriel allemand Heinrich-Wilhelm Rodenbostel, qui détient 85 % des parts. Ingénieur en métallurgie, Laurent Pinéda s’efforce de façonner un avenir durable pour cette entreprise emblématique de la Haute-Ariège. Dès son arrivée, il perçoit « un véritable potentiel de reconstruction et de développement ». C’est en innovant constamment que l’entreprise conserve une longueur d’avance, ce qui l’a conduite, au début de l’année 2024, à déménager dans un nouvel atelier de production : une usine 4.0 entièrement pensée pour respecter l’environnement.
Plus de production, moins d’impacts environnementaux : cela résume-t-il bien le grand défi des Forges de Niaux ?
Cette dualité d’objectifs est au cœur de leur stratégie et résume bien les enjeux auxquels les Forges de Niaux ont dû faire face en 2019 : « Cette année-là, nous avons lancé un projet de nouvelle usine pour moderniser nos processus industriels tout en préservant l’eau de l’environnement. Ce défi nous a poussés à redéfinir notre savoir-faire et à atteindre nos objectifs de modernité et de sobriété. Actuellement,
l’usine est autonome en eau grâce à 9 000 m2 de toitures qui collectent l’eau de pluie pour ses besoins industriels. Cette eau est utilisée pour les traitements thermiques, puis recyclée et recalibrée afin de réalimenter le circuit – avec une consommation annuelle équivalente de 1,3 millions de m3. Notre site industriel 4.0 optimise la performance tout en garantissant une sobriété énergétique exemplaire », argumente Laurent. C’est bien le cas : le temps où la force des Forges de Niaux reposait exclusivement sur la puissance des eaux du Vicdessos appartient désormais au passé. Les promesses de la nouvelle usine sont tenues. Aujourd’hui, l’entreprise se consacre à la transformation annuelle de plus de 10 000 tonnes d’acier, produisant environ 1,2 millions de disques destinés à être montés sur des semoirs ou des déchaumeurs agricoles. L’automatisation des machines ainsi que l’intégration de capteurs de vision artificielle pour surveiller les processus permettent à l’usine d’accroître à la fois sa productivité et sa flexibilité. Les délais de cycle de production, qui étaient d’environ 3 à 5 jours dans l’ancienne usine, sont désormais réduits à seulement 3 à 4 heures, allant de l’arrivée des matières premières à la présentation du produit final. En adoptant des technologies propres et des pratiques responsables, les Forges de Niaux répondent
à la demande tout en préservant l’environnement.
Un coup d’épée dans l’eau... ou dans l’acier ?
Dans l’acier ! Cette évolution entraîne une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 70 %. « En effet, les dépenses énergétiques – qui étaient auparavant principalement générées par les opérations de forge à chaud et les traitements thermiques – ont désormais effectué une transition du gaz à l’électricité. Par ailleurs, l’un de nos bâtiments industriels est équipé de panneaux solaires, permettant ainsi une économie annuelle de 5 % sur la facture énergétique », résume le dirigeant en guise de conclusion. Ces différentes actions illustrent une volonté d’acier – quoi d’autre ?... – de répondre aux enjeux environnementaux contemporains et futurs.
Fiers D’ÊTRE LES ALLIÉS DES FORGES DE NIAUX DEPUIS 2004
Cédric Jouy, Chargé d’affaires Entreprises Banque Populaire du Sud centre d’affaires Aude-Ariège Entreprises Carcassonne (11).
“Les Forges de Niaux sont un fleuron industriel du département de l’Ariège. La Banque Populaire du Sud a joué un rôle significatif dans la transformation de cette société, en répondant tout au long de ces années à ses divers besoins à court et moyen termes. Nous avons notamment participé à différents financements lors de la construction de la nouvelle usine sur le site de Gabriélat, en prenant en charge tant les besoins immobiliers que mobiliers. Cette collaboration fondée sur la proximité et la confiance illustre parfaitement la valeur que nous accordons aux relations durables. C’est donc tout naturellement que nous avons financé l’installation du système de recyclage de l’eau (bassin, stockage, machines, recyclage). Merci aux Forges de Niaux pour cette aventure partagée !”
La série Entreprendre … (dans le Sud, Entreprendre dans le Sud au Féminin, Entreprendre dans le Sud en Innovant, Entreprendre dans le Sud pour une économie sociale et solidaire, Entreprendre dans le Sud en mode écoresponsable, Entreprendre dans le Sud sportivement, Entreprendre dans le Sud, l’audace de nos terroirs, Entreprendre et rebondir dans le Sud, Entreprendre dans le Sud, Plus vite, Plus haut, Plus fort et le dernier en date Entreprendre dans le Sud, Agir pour l'Eau) de la Banque Populaire du Sud et de ses Maisons se poursuit au rythme annuel. Pour l’année 2025, la volonté est de mettre en avant des clients intimement liés à la gestion de l'eau.
Il en ressort un ouvrage hors norme : Entreprendre-dans-le-sud-2025… des entrepreneurs qui ont su développer des solutions concrètes et des initiatives audacieuses pour relever le défi du stress hydrique et répondre aux enjeux liés à l'eau sur le territoire du Groupe Banque Populaire du Sud. Leurs témoignages sont consignés au sein de la nouvelle édition 2025 d’Entreprendre dans le Sud, intitulée « Agir pour l’eau ». Ce livre témoigne de la créativité et de la détermination de ces acteurs locaux, qui concilient performance économique et respect de l'environnement.
En 2026, avec tant de talents à découvrir, la saga Entreprendre dans le Sud se poursuit. La Banque Populaire du Sud est déjà impatiente de vous faire découvrir l'histoire des nouvelles étoiles de l'entrepreneuriat. Rendez-vous en 2026 pour ne pas manquer la suite de cette passionnante série.