CAMARGUE PRODUCTION

Salin de Giraud, 23 septembre 2026
Certifié avec

Cette série de portraits est tirée de l'ouvrage "Entreprendre dans le Sud". Ce livre témoigne de la créativité et de la détermination de ces acteurs locaux, qui concilient performance économique et respect de l'environnement.  L'édition 2025 intitulée « Agir pour l'eau» met à l'honneur des clients qui répondent aux enjeux liés à l'eau avec une volonté de transformation et d'innovation. Dans une dynamique d'action, le Groupe Banque Populaire du Sud s'engage à accompagner ces initiatives, en tant que financeurs et investisseurs, tout en jouant un rôle de catalyseurs et de promoteurs de la sensibilisation à l'eau. 

Camargue Production est une entreprise créée en 1950 par François Cuillé. L'activité principale de la société : Production de riz, blé, colza, luzerne & élevage de taureaux en agriculture 100 % biologique. 

Innovations antigaspi et gestion responsable de l’eau en rizières

Bienvenue en Camargue, terre de riz et de taureaux ! En tant que plante tropicale, le riz a besoin d’eau douce et de chaleur, ce que lui offre la Camargue grâce à sa position au sud de la France et à la présence du Rhône qui l’entoure. C’est pour ces raisons qu’Eugène Cuillé s’installe en 1950 sur le domaine du Grand Badon, un mas situé entre le Rhône et les étangs, au nord de Salinde-Giraud. Trois générations plus tard, les riz biologiques de la famille Cuillé sont certifiés par les labels environnementaux les plus exigeants (dont la certification IFS FOOD* ou encore le label Bio AB). Aujourd’hui, François Cuillé, à la tête de l’entreprise, poursuit le projet familial entre authenticité et innovation, notamment dans l’automatisation et le contrôle de l’eau dans les rizières. « Aucune culture ne consomme autant d’eau que celle du riz. Et quand on sait les défis majeurs liés à l’eau douce, il est essentiel de trouver des solutions pour optimiser l’utilisation de cette ressource précieuse », affirme le dirigeant de Camargue Production. 

*Certification IFS FOOD (International Featured Standards Food) : norme internationale qui vise à garantir la sécurité et la qualité des produits alimentaires. 

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Qu’en est-il du premier pas de la famille Cuillé en terre camarguaise ? 
« Mon grand-père Eugène a acquis le Mas du Grand Badon, en plein cœur de la Camargue, un lieu isolé sans eau ni électricité, uniquement accessible par un chemin de terre. Lors de sa première visite, ma grand-mère, déconcertée, a refusé de quitter la voiture et est repartie sur-le-champ ! », raconte François Cuillé. Et pourtant, c’est ainsi que l’histoire de la famille Cuillé prend racine en terre camarguaise. Eugène est agriculteur et trouve là un lieu idéal pour la culture du riz. En parallèle, ses quatre enfants, Françoise, Philippe, Jean-Pierre et Bertrand, se passionnent pour l’élevage des taureaux et des chevaux camarguais. Eugène leur consent d’élever des vaches camarguaises sur une partie du domaine. Ainsi, au début des années 1970, la manade est officialisée et nommée « Cuillé Frères et Sœur ». Dans les années 1990, les enfants Cuillé se partagent la succession. Jean-Pierre poursuit avec les taureaux camarguais qu’il transfère dans la ferme familiale « Les Pavillons », à Générac, tandis que Philippe, père de François, reste au Grand Badon où il poursuit sa passion taurine et améliore les méthodes culturales du riz. Mais la vie va bouleverser ses plans ! « Après le décès de mon père, je reprends la culture de l’exploitation, tandis que ma mère gère l’élevage. Aujourd’hui, nous sommes céréaliers et éleveurs 100 % bio ».

Alors que le riz et l’eau sont inséparables, comment gérer efficacement les ressources hydriques ? 
L’eau est effectivement essentielle pour la culture du riz, non seulement pour favoriser la croissance de la plante, mais aussi pour préparer et entretenir les terres. « En moyenne, la production d’un kilo de riz nécessite plus de 
2 000 litres d’eau, ce qui rend essentiel de déterminer les besoins en eau par hectare pour gérer efficacement les rizières, minimiser les pertes et optimiser la production », explique François. Dans ce contexte, un projet innovant porté par l’ASCO du canal du Japon* en partenariat avec la chambre d’agriculture des Bouches-du-Rhône et le Centre français du riz*, vise à optimiser l’irrigation des rizières grâce à des outils connectés. Ce projet comprend la surveillance des hauteurs d’eau dans le canal du Japon à l’aide de trois capteurs radar qui régulent le débit d’eau pompée dans le Rhône. Parallèlement, des capteurs de niveau d’eau seront installés dans les parcelles de deux agriculteurs et connectés à une application mobile permettant un suivi en temps réel, ainsi qu’un contrôle à distance des marteliers. « Nous nous sommes engagés dans cette expérience car elle doit nous permettre de modifier nos pratiques agricoles pour éviter le gaspillage d’eau », souligne-t-il. 

La Camargue restera-t-elle une terre de riz... et de taureaux ? 
« L’expérimentation conduite par l’association du canal du Japon, dont nous faisons partie, nous permettra de collecter des données précises sur la quantité d’eau nécessaire à la culture d’un hectare de riz. Nous avons installé des outils de mesure conçus pour automatiser l’entrée et l’arrêt de l’approvisionnement en eau, afin de mieux maîtriser les niveaux et les volumes requis. Notre objectif est de généraliser cette approche à l’ensemble de la propriété, non seulement pour rassembler des données pertinentes, mais aussi pour alléger la charge de travail du personnel grâce à une quasi automatisation des processus ». Conscient des enjeux énergétiques, François Cuillé souhaite tirer parti de cette expérience pour optimiser la gestion du volume d’eau au niveau des parcelles. Il conclut : « Notre espoir est, bien entendu, de garantir la pérennité de notre filière rizicole tout en préservant un biotope en Camargue, reconnu pour son caractère exceptionnel »

* ASCO (association syndicale des cotonnières du Canal du Japon) : organisme qui regroupe des agriculteurs et des producteurs de la région de la 
Camargue, visant à promouvoir et défendre les intérêts des acteurs du secteur rizicole. 
* Centre français du riz : association dont le but est la recherche et le développement dédiés à l’amélioration des pratiques agricoles et à la promotion de 
la filière rizicole en France. 

Fiers D’ÊTRE AUX CÔTÉS DE CAMARGUE PRODUCTION DEPUIS 34 ANS 

Le petit mot du banquier

Maéva Bourdel, Chargée d’affaires Entreprises Banque Dupuy, de Parseval Nîmes (30)

"Chez Banque Dupuy, de Parseval, notre engagement envers nos clients va bien au-delà des simples chiffres : une vraie relation de confiance ! Depuis l’ouverture de notre agence en 1991, nous avons eu le privilège d’accompagner une famille exceptionnelle, tant sur le plan personnel que professionnel. Nous nous consacrons à lui fournir un service de qualité irréprochable et une réactivité constante pour répondre à tous ses besoins bancaires. Grâce à un dialogue ouvert sur les enjeux ESG*, nous avons pu échanger sur les initiatives innovantes du dirigeant, en particulier dans le domaine de l’eau, et sur son intérêt pour les énergies renouvelables. Cette collaboration humaine et vertueuse est le cœur de notre action quotidienne, animée par toute l’équipe de l’agence. Ensemble, nous œuvrons pour un avenir durable et responsable. Quel bonheur de faire partie de cette belle aventure entrepreneuriale !"

* Dialogue ESG (environnement, social et gouvernance) : discussion organisée entre la BPS (et ses maisons) et leurs clients entreprises, afin de les aider à prendre conscience des enjeux ESG dans leur business model et de les accompagner vers une démarche plus vertueuse.

La série Entreprendre … (dans le Sud, Entreprendre dans le Sud au Féminin, Entreprendre dans le Sud en Innovant, Entreprendre dans le Sud pour une économie sociale et solidaire, Entreprendre dans le Sud en mode écoresponsable, Entreprendre dans le Sud sportivement, Entreprendre dans le Sud, l’audace de nos terroirs, Entreprendre et rebondir dans le Sud, Entreprendre dans le Sud, Plus vite, Plus haut, Plus fort et le dernier en date Entreprendre dans le Sud, Agir pour l'Eau) de la Banque Populaire du Sud et de ses Maisons se poursuit au rythme annuel. Pour l’année 2025, la volonté est de mettre en avant des clients intimement liés à la gestion de l'eau. 

Il en ressort un ouvrage hors norme : Entreprendre-dans-le-sud-2025… des entrepreneurs qui ont su développer des solutions concrètes et des initiatives audacieuses pour relever le défi du stress hydrique et répondre aux enjeux liés à l'eau sur le territoire du Groupe Banque Populaire du Sud. Leurs témoignages sont consignés au sein de la nouvelle édition 2025 d’Entreprendre dans le Sud, intitulée « Agir pour l’eau ». Ce livre témoigne de la créativité et de la détermination de ces acteurs locaux, qui concilient performance économique et respect de l'environnement. 

En 2026, avec tant de talents à découvrir, la saga Entreprendre dans le Sud se poursuit. La Banque Populaire du Sud est déjà impatiente de vous faire découvrir l'histoire des nouvelles étoiles de l'entrepreneuriat. Rendez-vous en 2026 pour ne pas manquer la suite de cette passionnante série.